Mes morceaux sont dans l’ensemble le reflet de quelqu’un qui cherche à être heureux et mentalement stable, une personne qui ne veut plus fuir (ni physiquement, ni via l’évasion que procurent l’alcool et les drogues). Mes textes interrogent le bonheur et l’amour, j’irai même plus loin, ils les traquent.
Musicalement, le projet est à l’image de ma personnalité, passant un peu d’un extrême à l’autre. Ayant des goûts musicaux très variés, voire totalement incohérents et sans homogénéité, il était évident que je n’allais pas rester sur une seule couleur. Ainsi, la pop synth wave côtoie le rap electro, le boombap, et la chanson francophone.
Le titre du projet, Manger ses émotions, ne fait pas référence à un trouble alimentaire mais plutôt au domaine de la psychologie. Quand on ne peut pas exprimer une émotion par la parole, on fait le mouvement inverse : on la fait entrer. On avale sa colère, on ravale ses larmes, on digère une insulte…
Les thématiques par contre sont assez raccord. J’y parle beaucoup d’amour, mais surtout de la fin de l’amour, ou de l’impossibilité de l’amour. Mes chansons « d’amour » peuvent dans l’ensemble être vues comme des adresses à soi-même. Il y est d’ailleurs beaucoup question de combat intérieur (alcool, drogues, anxiété, recherche du bonheur et de stabilité). Le EP contient également l’interlude « Tempête sous un crâne », qui peut être vu comme ce qu’on appelle en psychologie un « flot de pensées », une discussion à bâtons rompus avec soi-même.
Les cinq titres qui composent ce EP ont été conçus et enregistrés entre 2023 et 2026. En dehors des tracks « Roulette » et « Tempête sous un crâne » composés par Simon Carlier (PERITELLE, Tapioca, Froesheleirs), je me suis occupé de la production de mes morceaux. Néanmoins, n’ayant pas le professionalisme ni d’un producteur, ni d’un ingénieur du son, j’ai demandé à Rémi Zombek (Zomb.) et à nouveau Simon Carlier, de m’aider pour l’arrangement de mes « prods ». Simon Carlier s’est également occupé d’enregistrer les voix et de mixer le projet. Géraldine Capart (Studio Détours) s’est ensuite occupée du mastering. C’est le micro-label bruxellois Gnignignignigni (PERITELLE, Alek et les japonaises, Force EternL, Takemo etc.) qui se charge de la communication et de la distribution de « Cest Julien ».